Le projet s’enlise, notre couple aussi.

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D’abord, un bref compte-rendu de notre rendez-vous du 24 février avec le maire.

C’est une première, mon épouse m’a accompagné à cet entretien. Je ne la blâme pas, je n’ai jamais réussi auparavant à obtenir des rendez-vous en dehors de ses horaires de boulot. Pour une fois, elle a pu participer à une réunion, c’est cool.

Alors qu’en est-il sorti au final de cet entretien ? Et bien, pas grand chose d’encourageant, M. le maire n’est pas contre notre projet, mais il devra d’abord le présenter à sa commission travaux puis à Mme Chavet de la DDT.

Autrement dit, et comme la majorité des maires, il ne se mouille pas et suivra les avis officiels. Cette politique ne va pas faciliter l’obtention du permis, mais bon, c’est mieux que rien.

Il a aussi passé un coup de fil à la DDT pour s’assurer du suivi du dossier  » assainissement « , et nous avons une date : à la mi-mai au plus tard (gloups, on m’avait laissé espérer début avril), une dérogation sera peut-être accordée avant, mais j’en doute avec les élections départementales qui se profilent…

Et maintenant, le nerf de la guerre : le budget !
Environ 50.000 €, c’était le budget initial quand j’ai démissionné de mon taf, fin août 2014.
Aujourd’hui, dans le meilleur scénario, on ne pourra donner le premier coup de pelle qu’au début de l’été. Il ne restera alors qu’environ 30.000 € pour le budget matériaux et 10.000€ pour continuer à vivre 1 an le temps des travaux. En partant, sur une base de 600 € du m², il ne faut pas dépasser 50m² ! C’est encore jouable, mais les marges de manœuvres se réduisent.

Le traquenard des architectes conseil ! (DDT de Bourges)

Vendredi 13 février, j’avais rendez-vous avec Madame Lafay qui descend tous les mois de Paris à Bourges pour conseiller certains projets « problématiques ».
Au départ, la DDT des Aix d’Angillon (qui instruit les permis pour notre secteur) m’avait conseillé de la rencontrer pour mon projet atypique de serre d’habitation. En effet, la DDT n’est apparemment compétente que pour vérifier la conformité du projet aux règles d’urbanisme. Et dès qu’on sort du « standard » (merci les constructeurs « parpaing »), elle soumet les permis à ces fameux architectes/conseil.

Entre temps, j’ai hélas abandonné la serre qui était hors budget. Et de toute façon, l’urbanisation devrait reprendre courant mars, au plus tard le 1er avril (dixit le maire que j’ai rencontré après le conseil municipal du 11 février). 2 bonnes raisons d’enlever la serre du projet (même si on adorait l’idée). Mais j’ai maintenu mon rendez-vous, même si la maison est devenue plus passe-partout sans sa serre autour.

Les photos ci-dessous montrent le terrain nu, l’ancien projet « serre » et son évolution en simple longère :

 

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Facades

Arrivé à l’accueil de la DDT de Bourges, je retrouve le responsable de la DDT des Aix d’Angillon (M. Patrick Roland) qui m’informe qu’il a été convoqué à mon rendez-vous aussi. Sympa, j’ai pas été prévenu ! On patiente un bon quart d’heure, j’en profite pour lui exprimer mon ressenti plutôt négatif sur le conseil apporté par le CAUE le 21 janvier.

Enfin, les 2 architectes conseil arrivent (Mme Buffard, paysagiste conseil et Monsieur Lacoudre, architecte conseil DDEA du cher), oui pas 1 mais 2 : nous sommes donc 4 au final, et je me sens un poil pris au piège. (Exit Mme Lafay ?!)

Je commence alors brièvement ma présentation sur la tablette (heureusement que je l’ai emmené, ils ont pas de PC) : la longère est en ossature bois, ancrée sur des pneus remplis de gravier, bardage bois, toiture bac acier (couleur ardoise), dont toutes les ouvertures étaient sur la façade sud, et talus façade nord.

Cet échange reste courtois même si le ton est donné assez vite, c’est eux qui décident : entre monsieur l’architecte qui remet en cause vos compétences (« j’ai 28 ans d’expérience ») et madame qui ne pige pas grand chose et semble un peu à la ramasse, je comprends vite que mon argumentation sur chaque point se heurte à un mur. Et ils veulent modifier mon projet pour qu’il colle à leurs idées…

En vrac, voici les modifs qui m’ont été suggérées / imposées :

  • talus « incompatible » avec le bois (risque de pourriture) sauf à avoir un large débord de toit
  • grosses réserves concernant la « politesse » d’exposer cette même façade (en bardage ou talus) au voisin, sans aucune ouverture (fenêtres)
  • nécessité de masquer les plots de fondation (suggestion des panneaux en fibro/ciment Eternit), pour l’esthétique mais aussi pour les problèmes de rongeur
  • refus du chemin reliant les 2 entrées sur le terrain (« pas de station service »)
  • suggestion à la place d’un seul accès pierré (sur le chemin du vivier) donnant sur l’entrée du garage orientée à l’ouest et non plus au sud (pour des raisons de vue depuis une hypothétique terrasse qui ne fait pas partie du projet)
  • obligation d’intégrer au mieux le compteur EDF
  • suggestion d’un verger séparé (au lieu d’une double haie : haie vive à hauteur d’homme en limite de parcelle + haie fruitière en retrait de 3m)
  • refus en tout état de cause d’une haie de « béton vert » (thuyas)
  • et enfin obligation d’abaisser le seuil des vitrages (1,20m étant jugé trop haut pour un RDC)

A ma surprise, des éléments comme la clôture ou une terrasse ont été abordés dans la réunion, alors qu’on a pas besoin de permis pour çà. Les plots en pneus/graviers, technique reconnue dans AUCUN DTU, ne pose aucun problème, mais on me fait ch…. avec le talus alors que c’est moins risqué. Il a été aussi question de l’entrée sur une route départementale, la réglementation serait différente (sans qu’on m’explique quoi). Qu’est-ce que çà vient faire là-dedans, on est sur une route communale ?!

L’entrevue se termine à la hâte (auraient-ils faim ?), merci et au revoir. Adieu oui, j’espère ne pas les revoir !

Monsieur l’architecte a pris des notes dans son cahier, va-t-il sortir un compte-rendu officiel ? Au sortir de tout çà, certains points semblent négociables, d’autres sujet à véto, mais lesquels au final ? Qui désormais va instruire mon dossier ? Les architectes-conseil seront-ils de nouveau consultés pour ma future demande de PCMI ?

Je suis en train de modifier le projet pour répondre en partie à leurs demandes :

  • disparition du talus de la façade nord
  • un seul chemin
  • intégrer au mieux les compteurs
  • verger séparé éventuellement

Les autres modifs me semblent bien arbitraires et fondées sur des parti pris esthétiques et sans aucun lien avec le RNU. Nous attendons de rencontrer le maire de notre commune, le 24 février, pour en discuter avant de prendre une décision sur la suite.

Dernières news et « P.L.U.i. »

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Malgré le refus de la DDT pour la serre (ressemblant plus à une maison qu’à une vraie serre), les nouvelles sont encourageantes !

D’abord, ils ont trouvé le projet bien intégré à l’environnement, et ne devraient pas s’y opposer, hormis le remblais nord trop près de la limite de propriété (merci les conseils foireux du CAUE). Il faut dire que j’avais pris les devants, avec une construction discrète, semi-enterrée (3 mètres au faitage), engazonnée sur 3 façades et camouflée par une double haie masquante.
Ils m’ont quand même conseillé de rencontrer Madame Lafay, architecte paysagiste, qui descend de Paris tous les mois à la DDT de Bourges.
J’ai pris rendez-vous avec elle le 13 février, elle m’aidera à peaufiner tout çà pour éviter d’éventuels recours administratifs ou recours des tiers. Plus le dossier sera bétonné en amont, moins les risques seront élevés d’être poursuivis par des tiers.

Tout çà va dans le bon sens, sauf qu’on est toujours coincés pour l’assainissement ! Mais les nouvelles sont bonnes aussi de ce côté là, puisque le conseil municipal se réunit le 11 février et j’en saurais plus après cette date. Mais le secrétariat m’a déjà laissé entendre que l’urbanisation (c’est à dire la fin de l’arrêté préfectoral) pourrait reprendre sous peu, courant février peut-être. On rencontrera le maire dans la foulée pour présenter notre projet.

Et j’espère que la situation va enfin se débloquer, car je me sens coincé entre le marteau (DDT et préfecture) et l’enclume (futur PLUi) ! En effet, la loi ALUR de Cécile Duflot prévoit la mise en place obligatoire des Plans Locaux d’Urbanisme Intercommunal d’ici 2017 au plus tard. Il n’y a toujours pas de PLU sur la commune, malgré la tentative avortée de l’ancien maire. Et c’est très bien comme çà, si un PLUi devait arriver sur Brinon (communauté Sauldre & Sologne), il tuerait dans l’œuf notre projet ! L’ancien PLU nous empêchait déjà de construire un tel projet, avec des pentes de toit minimum imposées par ex. Un nouveau PLUi serait à coup sûr encore plus restrictif.

Les incrustations photos pour mon rendez-vous avec la D.D.T. des Aix d’Angillon

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Lundi 26 janvier 2015, je vais essayer de convaincre la D.D.T. (Direction Départementale des Territoires) du bien fondé de mon projet.

Il s’agit d’une serre bio-climatique, qui devrait (comme un garage ou une remise) être considérée comme une annexe, et ne nécessiterait donc pas de raccordement au tout à l’égoût.
Car l’arrêté préfectoral nous interdit de bâtir toute maison individuelle, tant que la commune n’aura pas réglé son problème d’assainissement ! Il s’agit donc d’un passe-passe juridique qui me permettrait d’entamer les travaux en attendant que la commune fasse son taf. S’en suivrait un 2ème permis (dans 6 ou 12 mois) pour viabiliser le terrain et déclarer la serre en habitation, mais c’est pas encore d’actualité.

Au téléphone, j’ai eu un feu vert de principe pour un garage, mais quid d’une serre ?!
Réponse lundi…

Voici les photos que je vais leur montrer pour essayer de les convaincre. C’est très sommaire, mais suffisant pour comprendre le projet.

On a échappé au P.L.U. mais pas à l’arrêté préfectoral !

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Lors d’un repas familial, notre beau-frère nous a appris l’existence d’un plan local d’urbanisme sur Brinon.
Renseignements pris à la mairie le lendemain, le P.L.U. voté par l’ancienne municipalité en 2013, a été depuis annulé par le tribunal d’instance d’Orléans en novembre 2014 (source leberry.fr ).

Ouf, j’étais bien content de l’apprendre, mais ma joie fut courte quand la secrétaire de l’accueil m’apprit autre chose :
Le préfet a mis en demeure la commune de mettre en conformité son réseau d’épuration (arrêté). La station est en surcapacité chronique, certaines parties du réseau ne seraient plus étanches et agiraient comme un drain, asséchant certaines sources et engorgeant de fait la station.

Du coup, en attendant les travaux de mise en conformité (normalement dans le courant de l’année 2015, le temps de dégoter les fonds), et pour éviter de surcharger encore un peu plus le réseau, tout nouveau raccordement au réseau est interdit. Concrètement, plus aucun nouveau permis de construire n’est accordé depuis plus d’un an !

Et après renseignements pris à la D.D.T. , aucune dérogation n’est possible. Je vais donc tenter de déposer un permis pour le garage en attendant que la situation se débloque.